PLUS VERTE LA CREVETTE

Le 08/05/2014 à 12:30 par La Rédaction

 

Dans ce secteur, la crevette tropicale d’élevage est l’une des plus avancées sur le marché Européen. Favorisée par les reconversions de crevetticulteurs équatoriens mis à mal par le white spot, la production s’est étendue à l’Asie. Même si l’espèce monodon a laissé du terrain à la crevette blanche vannamei en mode d’élevage standard, la situation s’inverse en mode bio : la black tiger (monodon) devance la vannamei avec 55 % de la production contre 34 %. Quelque 21 600 ha de bassins sont en production biologique dans le monde, soit environ 16 310 tonnes. Par continent, la crevetticulture verte se répartit à 49 % en Asie, 34 % en Amérique latine et le solde en Afrique.

Sur le terrain marketing, l’Allemagne tire le marché avec les marques distributrices en tête devant les marques propres. La France arrive en seconde position avec une position plus équilibrée entre MDD et marques propres. L’échelle de prix varie entre 25 et 35 €/kg selon les pays. À l’échelon supérieur figurent les Pays-Bas, devant le Royaume-Uni et la Belgique. Tandis que l’Allemagne et l’Autriche misent sur les prix bas. La France tient la médiane avec la Suisse.
Selon Udo Censkowsky, directeur d’Organic Services, plusieurs arguments méritent d’être davantage mis en avant, tels que la replantation de mangroves (plus de 320 ha en Équateur), l’amélioration de la biodiversité et une empreinte carbone moins élevée. Autre point sensible, l’impact social n’est pas pris en compte dans le référentiel biologique de l’Union européenne. Or de nombreux problèmes sont récurrents, tels que le travail des enfants et les abus de droits sociaux.

 

B.VAUDOUR

 

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