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À partir d’1 tonne 1 tonne de larves pour produire 250 kg de protéine d’insecte. |
« La production mondiale de farines de poissons a atteint ses limites. Le développement nécessaire de l’aquaculture doit s’appuyer sur de nouvelles ressources, renouvelables et saines. L’utilisation des farines d’insectes pour nourrir les poissons est un progrès fabuleux à coupler avec les systèmes d’élevage en recirculation. Une nouvelle aquaculture est en train de naître », soutient Jacques Le Cardinal, responsable poissonnerie d’Auchan retail France. L’enseigne a noué un partenariat avec Innovafeed, start-up productrice de farines d’insectes, pour lancer, en premier, une nouvelle génération de truite élevée « à la mouche ». Ce, avec le soutien de Mr. Goodfish. Appuyé par le distributeur pour convaincre les fabricants d’aliments et les pisciculteurs d’intégrer la protéine d’insecte dans les formules d’aliments des truites, Innovafeed a lancé sa production sur le site de Gouzeaucourt (Hauts-de-France). « Nous maîtrisons la bioconversion par les insectes d’un substrat nourricier issu de résidus de céréales ou de betterave, à partir d’une colonie-mère de mouche soldat (hermetia illucens). Il en sort de la protéine d’insecte produite sur le premier gisement français de coproduits agroalimentaires, dans une région qui connaît un fort besoin de revitalisation. L’aquaculture est notre marché cible avec deux espèces insectivores, la truite et le saumon », souligne Guillaume Gras, cofondateur d’Innovafeed. Les principaux fabricants d’aliments formulent déjà de la protéine d’insecte en remplacement de 50 % de farines de poissons. Plusieurs pisciculteurs fournisseurs d’Auchan testent les nouveaux granulés. Innovafeed teste également, avec Marine Harvest, l’aliment sur le saumon en Écosse. Sur la question du prix, Clément Ray, autre cofondateur de la start-up, est formel : « notre site actuel a une capacité de 1 000 tonnes par an. Ce niveau atteint, notre coût de production sera inférieur à celui de la farine de poissons. » Atout non négligeable, « la farine d’insectes ne nécessite aucun antioxydant, contrairement à celle de poissons », ajoute Guillaume Gras. Reste une inconnue : l’acceptation par les consommateurs d’une truite nourrie aux insectes. « À nous de préparer les clients, conclut Jacques le Cardinal, avec des arguments tels que l’économie circulaire, la baisse d’impact de l’aquaculture sur l’environnement et un régime naturel au poisson. » Bruno VAUDOUR |
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